Vous possédez un objet ancien qui vous est cher? yron light le transforme en creation lumineuse!

HELIOSTASE

€650.00

Héliostase

(du grec hēlios, le soleil, et stasis, l’état figé)

la lumière maintenue en suspension, stabilisée artificiellement.

Héliostase est une tentative ancienne de contenir la lumière.

Conçue à partir de composants industriels révolus, manomètre, fer,  conduits, valves et chambres de circulation, la pièce évoque un dispositif expérimental dont la finalité s’est perdue, mais dont le fonctionnement persiste.

À l’intérieur de la cloche, la lumière ne s’échappe pas.

Elle semble mesurée, surveillée, presque contrôlée.

Le cadran, figé dans une lecture sans pression réelle, agit comme un témoin muet : quelque chose est à l’équilibre, mais on ignore quoi.

Le laiton patiné et les éléments mécaniques recyclés dialoguent avec une lueur dorée, chaude et calme, rappelant les premières expérimentations électriques du début du XXᵉ siècle, lorsque la science flirtait encore avec l’alchimie.

Héliostase n’éclaire pas un espace, elle maintient une présence.

Assemblée à la main, chaque pièce Yron Light est unique, et celle-ci semble figer le moment précis

où l’énergie cesse d’être utile pour devenir contemplative.

Largeur : 22 cm

Profondeur : 22 cm

Hauteur : 44 cm

Poids : 4,3 Kg

Douille : 3 x G4

Classe III

La réalisation de cette pièce a été extrêmement jubilatoire pour moi. Je l'ai prise comme un challenge car l'objet de départ, celui qui est au centre, m'a été offert avec comme explication : "nous aimerions bien voir ce que tu peux faire avec cela !"

Il s'agit d'un ancien fer à repasser pour les petits cols et les volants délicats sur les habits d'autrefois. J'avais déjà vu ce type d'objet et sa forme m'a immédiatement parlé. En fait, j'avais hâte de commencer à réfléchir à la composition générale.

Une fois à l'atelier et après le nettoyage de rigueur, j'ai cherché les éléments verticaux à adjoindre à cet élément central, comme je l'avais imaginé en regardant la pièce.

Il fallait des éléments de tailles et de natures différentes afin d'avoir une belle composition ainsi qu'une hiérarchie des pièces. Les anciens bruleurs étaient parfaits et pour le devant et comme je trouvais que trois sources lumineuses suffisaient, j'ai opté pour un beau manomètre que j'ai surélevé à l'aide d'un vieux robinet de gaz.

Ce montage une fois réalisé, je me rendis compte qu'il était absolument indispensable de placer le tout sous une belle cloche en verre pour renforcer le côté cabinet de curiosité.

En trouver une ne fut pas très difficile mais j'avoue que j'ai beaucoup croisé les doigts jusqu'à l'ouverture du carton et que j'ai vraiment soufflé en constatant que le verre était parfait et intact. 

L'éclairage des deux becs de gaz ne me posèrent pas de problèmes particuliers mais pour le fer, ce fut un peu plus long. J'avais, dans un premier temps, fais un prémontage sans lumière dans le fer et le regard que me lança ma fille lors de son passage dans l'atelier fut tellement fort et lourd d'incompréhension que je repris ma réflexion à zéro.

Encore une fois, c'est dans la nuit que la bonne solution se glissa dans mes petites cellules grises. Il ne fallait pas tenter un montage horizontal dans le corps de chauffe mais vertical, dans le tube principal. Le diamètre était parfaitement adapté pour réaliser un taraudage et ainsi y glisser une petite douille G4.

Le reste fut de la cosmétique principalement qu'il est inutile de détailler ici.